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Un peu d’histoire

L’origine du nom

M. Guilmeth (« notice sur le bourg de Saint Romain ») a donné une explication plausible du nom de Colbosc (qui vint modifier celle de Dom Duplessis, savant bénédictin, qui écrivait en 1740 « Colbosc tire son nom des mots teutoniques col : frais et bosc : Bocage ; c’est à dire frais bocage »).
« Grâce aux accidents de terrain qui sillonnent toute cette partie du plateau formé par la Seine, la Lézarde et la rivière de Bolbec, Saint Romain se trouve sur une éminence assez légère, il est vrai, mais qui devient assez prononcée si l’on considère les vallons de Grosmesnil, Saint Michel, Routot…Cette partie du bois ne pouvait recevoir d’autre dénomination que celle de Collis Boscus (Colle-Bosc) : le Bois de la Colline.
Quelques années plus tard, lorsqu’une église ou une chapelle avait été érigée sous le vocable de Saint Romain, Archevêque de Rouen, on avait ajouté le titre de cette église au nom primitif pour former le nom de Saint Romain de « Saint Romain de Colbosc ».

« Le 4 novembre 1793 sur l’invitation des administrateurs du District, il fut décidé que, le nom de , devenu suspect comme vestige de la religion, prendrait désormais le nom de Châlier des Chaussées, en souvenir de Châlier, grand défenseur de la Patrie, qui avait été tué à Lyon par les rebelles. Toutefois, on avait une certaine hésitation à abandonner l’ancienne dénomination, car ce fut seulement au mois d’avril 1794 que les registres de l’état civil portèrent le titre de Châlier les Chaussées. Aux mois de septembre et décembre 1794, on disait la commune de Romain ou celle de Romain de Colbosc. Enfin, dans le courant de mai 1795, on était revenu au nom de Saint Romain de Colbosc.» (Alphonse Martin).

La situation géographique

Proche des sites urbains du Havre et de Rouen, auxquels elle est reliée par la Route Nationale 15, Saint Romain de Colbosc est une bourgade qui a gardé son caractère rural, qui fait que la vie y est paisible et agréable.
Saint Romain, chef-lieu de canton, n’en est pas moins dynamique et son rayonnement est notoire. De nombreuses entreprises qui y sont installées ont une ampleur régionale, nationale voire internationale.
Son hôpital rural qui accueille aujourd’hui les personnes, âgées ou atteintes de la maladie d’Alzeimer, lui valut le nom de « premier canton de France », au cours d’un discours enflammé du Préfet, le jour de son inauguration, le 5 octobre 1890.
Parmi les vestiges de son passé, Saint Romain compte une pièce visible sur les pelouses de l’église : le portail qui fut l’entrée de la léproserie, (ou maladrerie). Cette pièce d’architecture apparaît également sur la médaille de la ville aux côtés du « peson », inventé par un Saint Romanais (François Hanin, dont une rue porte le nom), et de la devise locale : « Que chaque jour les vents vous soient favorables ».

Au XIème siècle, au moment de la formation de la paroisse de Saint Romain, la maladie faisait de grands ravages et des ordonnances avaient alors prescrit de séparer les lépreux des autres habitants et de les regrouper dans léproseries qui étaient généralement annexées d’une chapelle. Celle de Saint Romain, placée sous les vocables de Sainte Madeleine et de Sainte Véronique, fut probablement construite au hameau de la Maladrerie, qui existe toujours sous ce nom.

La Croix de Grosmesnil

Exposée à l’entrée de l’église, La Croix de Grosmesnil, que l’on pouvait voir avant sa restauration sur la stèle près du parvis de l’église, est une pièce qui compte parmi les plus belles et les plus anciennes de notre passé. En pierre sculptée, elle avait été érigée en 1528 dans le cimetière de Grosmesnil, une des trois paroisses qui à la révolution composaient l’actuelle commune de Saint Romain de Colbosc. A la destruction du cimetière, elle fut épargnée et amenée à son emplacement devant l’église où jusqu’en 1818, se trouvait le cimetière. Un admirable travail de sculpture qui montre d’un côté le Christ, de l’autre la Vierge et à leurs pieds des personnages priant
On peut noter les églises alentour, comme celle de Saint Jean d’Abbetôt, dont on peut visiter la crypte et dont les peintures murales sont uniques dans la région.
Classée également aux monuments historiques, l’église de Saint Vigor d’Ymonville qui reprend le plan des églises normandes du XIème siècle (clocher à la croisée du transept, chapiteaux ornés de volutes harmonieuses ). Le château de Tancarville, centenaire, le château de Gommerville encore habité, sont également à noter dans le patrimoine des proches alentours.
Les amateurs d’architecture et d’art sacré trouvent d’ailleurs en pays de Caux matière à observer et à s’étonner.

Personnages célèbres

Une descendante de Antoine De Saint Exupéry vivait à Saint Romain, au Château de Grosmesnil, sur la route d’Oudalle. Elle s’appelait Madame Alix Préveraud de la Boutresse, née De Saint Exupéry, elle est décédée le 24 août 1990, à Boulogne Billancourt, et avait quitté Saint Romain quelques années seulement auparavant.
Bernardin de Saint Pierre (littérateur havrais) avait également des attaches familiales à Saint Romain, et il y séjourna quelques temps au décès de ses parents en 1766.
Félix Faure dont l’épouse venait acheter la spécialité locale : le boudin de Saint Romain (à la crème et au calvados).

L’histoire des fermes de St Romain

Retrouvez le site très documenté de Michel Auvray ici : www.fermesdesaintromain.fr